vendredi 17 juin 2016

Dix-sept heures trente (1)

CHAPITRE 01:00


Je me souviens parfaitement de ce jour-là : le jour où j’ai commencé à me dire que quelque chose ne tournait pas rond chez moi. J’avais toujours trouvé que ma mère était une belle femme, mais ce matin-là elle était bien plus que cela. Elle était charmante, envoûtante, désirable. J’étais irrémédiablement attiré par ce corps de femme mûre. Il faut dire que la tenue qu’elle portait n’aidait en rien, bien au contraire. J’étais pourtant loin d’être un gamin tout juste pubère, à la découverte de sa sexualité, se laissant facilement impressionner par la vue d’une peau dénudée.

J’étais tranquillement en train de prendre mon petit déjeuner en compagnie de ma petite sœur quand ma mère est apparue et a en quelque sorte bouleversé ma vision de la famille. Elle n’était vêtue que d’une nuisette. Bien que pas spécialement subjective, celle-ci était légèrement usée et laissait apercevoir par transparence la couleur brune appétissante de ses tétons et la rondeur lourde et parfaite de sa poitrine. Elle s’est présentée à nous sans aucune gêne, comme elle l’avait fait de nombreux matins auparavant, comme si de rien n’était, sans s’imaginer un seul instant que j’aurais pu poser sur elle un regard bien moins innocent qu’habituellement.

Ce jour-là, quelque chose se déclencha en moi, quelque chose qui par engrenage allait bouleverser ma vie. Mes yeux ne purent se décoller tout de suite de ces formes maternelles. Je ne compris pas pourquoi mon regard était si attiré. Je ne saisis pas sur le coup ce qu’il m’arrivait. Je savais juste que c’était anormal. Ce n’est que la honte ressentie pour quelque chose que je ne parvenais pas encore à définir qui me fit détourner les yeux. Ma sœur Charlotte lui lança un bonjour détaché, mes lèvres suivirent avec émotion, ma mère s’installa à table et la journée débuta comme d’habitude.
Ce fut un choc pour moi. Je n’avais jamais ressenti cela auparavant, je ne l’avais jamais désirée. Je m’en serais bien passé. C’était ma mère, tout de même ! Comment pouvais-je me permettre de la voir autrement ? C’était mal.

J’avais beau chasser ces désirs les jours suivants, ils revenaient me hanter plus fortement qu’ils ne l’avaient fait la veille. Dès que ma mère faisait son apparition le matin dans sa nuisette, mon cœur ne pouvait pas s’empêcher de faire un bond et une chaleur m’irradiait. Mes désirs reprenaient possession de moi. Ils continuèrent de grandir avec le temps. Je ne pouvais plus m’empêcher de poser mon regard sur elle dès que j’en avais l’occasion – que je cherchais dorénavant à provoquer – dès que ses vêtements mettaient ses formes en valeur ou me permettaient de voir un centimètre carré de peau inhabituellement découverte. Mon problème était maintenant très clair : je fantasmais sur ma mère, je désirais même une relation incestueuse, bien que j’en eus honte. J’eus beau me retenir, mais ma mère réussit jusqu’à envahir mes pensées quand je me masturbai. Je finis par me faire jouir en m’imaginant lui faire l’amour ou tout simplement la caresser. Contrairement à ce que j’espérais, même ma première copine ne réussit pas à chasser ces désirs honteux de mon être.

— Je n’avais pas remarqué à quel point tu avais grandi.

C’était un matin, quelque temps après. Je rougis tout de suite de la remarque et détournai mes yeux de sa poitrine. Elle s’approcha de moi et passa sa main tendrement dans mes cheveux en me lançant un sourire rassurant. Si elle m’avait pris sur le fait – ce que j’avais cru au départ – elle n’avait pas l’air de m’en vouloir.

— Tu es devenu un vrai jeune homme, mon chéri, déclara-t-elle affectueusement. Tu vas faire craquer beaucoup de filles.
— Tu crois ? fis-je, dubitatif.
— Bien évidemment. Tu es si mignon...

Et elle partit sans rien dire de plus. Ces quelques mots m’avaient donné chaud au cœur. Ma mère reconnaissait mon charme. Cela me donnait l’espoir de voir un jour mes fantasmes se réaliser, même si, dans ma tête, c’était très peu probable. En tout cas, cela permit de les nourrir davantage.
Je ne sais pas si elle s’était vraiment rendu compte que mon regard sur elle avait changé, que je ne la regardais pas tout le temps comme une mère, mais en tout cas elle n’a rien fait pour me calmer. Bien au contraire, j’avais plutôt l’impression qu’elle cherchait à se dévoiler un peu plus par quelques postures innocemment impudiques comme quand elle se baissait, me permettant d’apercevoir dans son décolleté une magnifique fente dessinée par ses imposants seins. Ces gestes, elle ne les avait jamais autant faits auparavant, à moins que je ne les aie pas remarqués.

Plus j’observais cette magnifique femme aux formes envoûtantes, plus je me laissais hypnotiser. Ma mère avait dépassé la quarantaine mais avait l’air d’en avoir dix de moins. Elle semblait dotée d’une classe naturelle qui la sublimait quelques soient les situations. Ses longs cheveux étaient châtain clair, à la limite du blond, et elle savait parfaitement mettre en valeur ses yeux vert émeraude avec un subtil et léger maquillage qui lui rendait le regard pétillant. Elle affichait toujours un sourire rayonnant et à toute épreuve.

J’avais toujours été admiratif d’elle et de sa joie de vivre. Elle ne s’était jamais laissée abattre par les difficultés de la vie, et avait toujours su comment rebondir, contrairement à mon père qui avait plutôt tendance à se refermer sur lui dès qu’un problème pointait le bout de son nez. Même quand ce dernier s’était retrouvé au chômage après la fermeture de son usine, nous mettant dans une position financière difficile, elle ne s’était pas laissée abattre : elle avait enchaîné les heures supplémentaires tout en gérant la dépression de mon père et en s’occupant de ma sœur, de moi et de la maison. Finalement, elle avait réussi à trouver une piste pour mon père grâce à ses contacts, ce qui lui avait permis de retrouver une bonne place. C’était une femme forte et courageuse.

C’était un samedi, je crois. Tout du moins, c’était le week-end. J’étais allongé sur le canapé, un bouquin à la main, mais mes yeux étaient irrémédiablement attirés par ma mère en train de dépoussiérer les meubles. Elle portait une jupe assez courte qui lui mettait le fessier en valeur. Impossible de me concentrer sur mon bouquin bien que je fisse tous les efforts du monde. Voir ses fesses remuer à chacun de ses mouvements m’hypnotisait.

On frappa à la porte. Ma mère cria à ma sœur d’aller ouvrir tandis que l’excitation me gagnait peu à peu. Je sentais mon sexe se tendre doucement dans mon pantalon. Pris de honte, je modifiai ma position pour cacher mon état naissant. Je tentai, mais sans succès, de chasser les pensées incestueuses qui me traversaient l’esprit.

— C’est Julien, me surprit ma sœur, il voudrait savoir si tu veux faire un foot.

Je ne l’avais pas entendu arriver, trop concentré sur le derrière maternel, si bien qu’elle me fit bondir, ce qui la fit rire. Heureusement, elle n’eut pas l’air de comprendre vers quoi se portait mon attention. Aller prendre l’air et me défouler un peu me sembla une bonne idée. C’était l’excuse parfaite pour mettre fin à ma séance d’espionnage. Je demandai donc à ma sœur d’aller dire à Julien que j’arriverais dans quelques minutes, prétextant une page à finir. Je me donnais ainsi le temps de calmer un peu mon état.

Charlotte partit transmettre mon message en arborant un sourire espiègle, le même que celui de ma mère. Ce n’était pas d’ailleurs le seul héritage que lui avait transmis ma mère ; Charlotte possédait nombre de ses charmes et était devenue une très belle jeune femme. Elle avait gagné les mêmes yeux verts et les mêmes cheveux, quoiqu’un peu plus dorés, que ceux de ma mère. Elle respirait aussi la fraîcheur et se montrait dotée d’une grande curiosité et d’une grande ouverture d’esprit.

Le match de foot me fit, en effet, un bien fou et me permit de me changer les idées. Je rentrai vers dix-sept heures trente pour me laver. J’avais beaucoup transpiré et étais recouvert de boue suite à une chute. Je me dirigeai donc dans la salle de bain pour prendre une douche méritée.

Je me déshabillai doucement. Les vêtements glissaient les uns derrière les autres. Prêt à les jeter dans le panier des affaires sales, je remarquai au sommet de la pile une petite culotte en dentelle appartenant à ma mère. Je ne sais pas pourquoi mon regard resta fixé sur ce sous-vêtement.
Je repris mes esprits et grimpai dans la douche. L’eau coulait doucement sur mon corps. La chaleur de ce jet me détendait. Je me savonnai et commençai à me frotter, mais mon regard fut attiré par ce tissu. « Je pourrais peut-être… » Non, il me fallait chasser cette idée imbécile de la tête.
Je finis de me laver et me séchai pour enfin enfiler un caleçon propre. Avant de franchir la porte, je ne sais pas pourquoi je fis deux pas en arrière et je m’emparai de la culotte maternelle. Je me précipitai comme un voleur dans ma chambre et fermai promptement ma porte après mon entrée. Pourquoi avais-je fait cela ?

Je m’assis sur mon lit et observai ce si doux tissu dans ma main comme un précieux cadeau.
Une chaleur exquise envahit mon bas-ventre, une torpeur s’empara de mes muscles et mon membre se raidit. Je ne pouvais que reconnaître que la culotte m’excitait. Je me sentais stupide, mais j’avais envie de sentir son odeur. D’un bras hésitant, je la portai à hauteur du nez pour en humer le parfum. Les arômes me firent tourner la tête. Je finis par me débarrasser de mon propre sous-vêtement et libérai mon sexe tendu. Ma main l’enserra délicatement et commença à glisser sur tout le long. Je me retrouvai à me masturber tout en respirant le parfum qui imprégnait la culotte maternelle. J’avais honte, mais c’était si excitant !

— Mon Dieu, mais qu’est-ce que tu fais ?

Cette voix me fit sursauter. Je jetai un regard sur le visage choqué de ma petite sœur.

— Non, attends, c’n’est pas ce que tu crois !
— Mam… commença-t-elle à hurler.

Je me précipitai sur elle en un instant et plaquai ma main sur sa bouche pour la faire taire. Je l’attirai ensuite violemment à l’intérieur et fermai la porte d’un coup de pied pour enfin plaquer Charlotte sur le mur. Elle se défendit mais je la maintins en me servant de mon corps.

— Ne crie pas, s’il-te-plaît. Je peux tout t’expliquer. Tu promets de ne pas crier ?

Elle me répondit positivement d’un signe de tête. Je pris donc le risque de lui libérer la bouche.

— Ne me fais pas de mal, implora-t-elle.
— Te faire du mal ? Mais t’es cinglée ou quoi ? Pourquoi te ferais-je du mal ? Tu es ma sœur, tout de même.
— Je croyais que tu allais me… Tu t’es plaqué contre moi et…
— Non ! Non ! réagis-je soudain en comprenant de quoi elle voulait parler. J’ai juste paniqué Excuse-moi
— D’accord, se rassura-t-elle. Tu peux donc me lâcher. T’as ton truc pointé sur mon ventre.
— Oh merde, désolé, obéis-je.
— Et la prochaine fois, évite de m’obstruer la bouche avec la main qui tenait ta bi… ta chose.
— Bon, écoute, encore désolé. Mais je te promets que ce n’était pas ce que tu crois.
— Pas ce que je crois ? Tu n’étais donc pas en train de te branler avec la culotte de m’man ?
— Euh… Je te promets que c’était la première fois. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Écoute, Charlotte, tu dois me promettre de ne rien dire à m’man. Il ne faut pas qu’elle le sache.
— Ne rien dire ? Mais t’étais en train de te…
— Je t’en prie. Elle va me tuer si elle le sait.
— Bon, d’accord. Mais toi, tu dois me promettre de ne jamais recommencer.
— Marché conclu, m’exclamai-je, rassuré.


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CHAPITRE 02:00


Heureusement, j’avais échappé à la catastrophe cette soirée-là, mais je savais que ma relation avec ma sœur risquait de changer irrémédiablement. Par contre, j’ignorais encore jusqu’à quel point.
Je m’étais fait surprendre par Charlotte et j’en avais honte. Qu’allait-elle penser de moi ? Me prenait-elle pour un pervers ? Tiendrait-elle parole ou révèlerait-elle la scène qu’elle venait de surprendre ? Je me réfugiai sur le canapé du salon pour reprendre la lecture de mon bouquin afin de penser à autre chose, mais rien à faire, je ne parvenais pas à me concentrer sur la lecture. La scène me hantait l’esprit. Je décidai donc d’allumer la télé. J’observais d’un air absent les images qui défilaient sur l’écran tandis que je zappais.

— Quelque chose ne va pas ?

C’était ma mère. Elle venait d’arriver dans la pièce et avait remarqué mon air préoccupé. Elle avait toujours su quand quelque chose clochait.

— Non, rien, mentis-je.
— Il fut un temps où tu me disais tout ce qui te préoccupait, évoqua-t-elle en s’asseyant à côté de moi. Visiblement, ce temps est révolu. Je vois bien que ça fait quelque temps que tu te comportes bizarrement. Allez, viens faire un câlin à ta mère.
— M’man, me plaignis-je, gêné. Je suis trop grand pour ça.
— Tss, rit-elle en se blottissant contre moi, nous ne sommes jamais trop grands pour ça. Tu ne veux peut-être pas me dire ce que tu as – et je respecte ton choix – mais tu n’empêcheras pas une mère de consoler son fils par tous les moyens qui lui sembleront nécessaires.

Je baissai les armes et acceptai ce contact maternel. C’était agréable de la sentir le long de moi. Son parfum fruité m’envahissait les narines et me détendait. Je choisis finalement d’afficher sur la télé une émission traitant de la guerre de Cent ans. La tête appuyée sur l’épaule de ma mère, j’avais une nouvelle fois une vue plongeante sur son décolleté. Je voulus détourner les yeux mais la vision était trop attrayante. Ma mère posa sa main sur ma cuisse comme elle le faisait jadis, mais ce geste avait une toute autre signification pour moi, maintenant. Ses légères caresses firent poindre une douce excitation.

— Je t’aime, mon chéri, murmura-t-elle doucement.


***


Le lendemain, Charlotte m’évita le plus possible. Il n’y avait que pour les repas que nous fûmes obligés de rester tous les deux dans la même pièce. Nos regards n’osèrent pas se croiser. Elle était visiblement gênée en ma présence, mais elle tint parole et ne dit rien. J’étais moi-même gêné dès que je posais les yeux sur elle. Je ne pouvais m’empêcher de rougir de honte. Je me sentais si idiot, si sale... Étais-je un pervers ? J’avais l’impression de l’être aux yeux de Charlotte. Je devais la dégoûter.

Les jours qui suivirent ne furent pas beaucoup différents, mais Charlotte m’adressa de nouveau la parole. Oh, juste quelques mots bateau, rien de bien folichon, mais j’eus l’espoir de me rapprocher de mon ancienne relation avec elle. Elle me surprit même en m’adressant à un moment un sourire qu’elle ravit l’instant d’après. Peut-être avait-elle baissé furtivement sa garde. Peut-être avait-elle oublié juste un moment ce qu’elle avait découvert.
Puis son attitude évolua encore. Elle restait toujours distante, mais je la voyais m’observer du coin de l’œil. Chaque fois que je parlais avec notre mère ou que je posais mes yeux sur cette dernière, Charlotte me guettait en fronçant les sourcils.

Finalement, un soir vers dix-sept heures trente, j’étais tranquillement en train de lire un bouquin dans mon lit quand on frappa à la porte. Cela ne pouvait qu’être une seule personne : Charlotte. En effet, nos parents n’étaient jamais rentrés de leur travail à cette heure-ci, contrairement à nous deux. C’est avec une intonation surprise que je l’autorisai à entrer.

— Tu as vu ? J’ai pensé à frapper ce coup-ci, dit-elle avec un sourire timide.
— Merci, mais ce n’était pas nécessaire ; j’étais en train de lire.
— Je te dérange ? s’inquiéta-t-elle. Tu veux peut-être que je passe plus tard ?
— Non, c’est bon, sœurette. J’allais faire une pause de toute manière. Tu voulais parler de quelque chose de particulier ?
— Euh oui, hésita-t-elle. C’est à propos de la dernière fois…
— Euh…OK. Comme tu veux.
— J’aimerais saisir ce qu’il t’a pris. Je ne comprends pas. Pourquoi maman ? Elle te plaît ? Elle t’attire ?
— Je n’en sais rien au juste. Oui, je crois. Elle est belle en tout cas, très belle.
— Comment c’est possible ? C’est notre mère, après tout. C’est mal, non ?
— Je ne suis pas fier de moi, tu sais ! Bien sûr que c’est mal. Je l’aime comme une mère, je la regarde la plupart du temps comme une mère, mais parfois je vois une autre facette de sa personnalité, une facette bien intrigante : celle d’une femme aimante. Je prends conscience de ses courbes charnues et de la sensualité qui se trame au fond d’elle, et j’oublie un instant que c’est maman. Je ne vois alors plus qu’une femme désirable.
— Eh ben, c’est étrange tout ça. Je n’arrive pas à comprendre.

Alors je lui racontai toute l’histoire depuis le début, comment mon désir incestueux était né et s’était développé avec le temps, comment j’essayais de le chasser, l’effet que ma mère me faisait et la honte de ressentir cette attirance. Charlotte m’invita à détailler au maximum mon récit. Elle voulait tout connaître des manifestations physiques de mon désir. Elle me poussa à entrer dans le fond des choses si bien qu’elle m’amena même à lui décrire les scènes que j’imaginais quand je me donnais du plaisir.

C’était étrange de tout dire à ma sœur, de lui parler de mes fantasmes les plus inavouables, de me confier sur les désirs qui me perturbaient, mais cela me faisait beaucoup de bien. Qui pouvait vraiment se confier sur ce genre de chose ? Peu de personnes à mon avis. En tout cas, moi je le pouvais. Charlotte écoutait les moindres détails et jamais ne semblait me juger. Elle avait découvert une nouvelle facette de moi, une qu’elle ne soupçonnait pas ou à peine, et cherchait à me comprendre à fond. Peut-être voyait-elle dans mes révélations la clé pour résoudre le mystère de la gent masculine. En prenant conscience des pulsions qui m’animaient, elle pouvait mieux se faire une idée de celles qui animaient les autres gars.

C’est comme cela que nos discussions commencèrent. Chaque soir, toujours à dix-sept heures trente, Charlotte me retrouvait dans ma chambre et m’inondait d’un tas de questions. Si j’avais eu des copines ? Comment les mecs draguaient. Sur cette dernière, j’eus du mal à lui répondre, étant donné mon manque d’expertise. Je lui passai donc en revue la totalité de ma triste vie amoureuse. Je lui détaillai tout. Je lui parlai de la fille que j’avais aimée au collège sans jamais oser lui avouer mes sentiments, de celle qui au lycée m’avait fait espérer une histoire mais qui en fait jouait avec moi, de celle que j’avais rencontrée l’été suivant et qui était à l’origine de mon dépucelage catastrophique, et enfin des trop nombreux râteaux que j’avais pris.

Charlotte se renseigna aussi sur ce que j’aimais en général chez les filles. Elle voulut aussi savoir à quelle fréquence je me masturbais, et si c’était pareil pour tous les garçons. Elle fut d’ailleurs étonnée du résultat. Elle me demanda aussi de lui décrire comment je procédais.

Tout au début, j’étais plutôt réservé de lui parler de tout cela, mais elle sut très rapidement me mettre en confiance et m’inviter à me livrer sans aucune entrave. Elle semblait vouloir tout savoir. Sa curiosité et son enthousiasme me firent baisser la garde, si bien que je finis par répondre à toutes ses questions indiscrètes. Très vite, j’appréciai ces moments où je n’avais pas à me cacher. Ça me faisait du bien de pouvoir parler de ces choses, et puis ça m’amusait de voir les réactions de Charlotte. Parfois elle était subjuguée par mes révélations ou étonnée. Parfois, et c’est ce que j’appréciais le plus, elle paraissait excitée par ce qu’elle entendait. J’étais heureux de réussir à lui faire ce dernier effet, et je finis moi-même par éprouver une certaine excitation à lui avouer mes secrets les plus intimes. Mon regard sur elle changea peu à peu. Elle n’était plus la petite fille riante et parfois capricieuse : je la voyais plus grande et lui avais trouvé un côté sexualisé. Son corps s’était bien métamorphosé au cours des précédentes années ; elle était devenue une jeune femme très attirante. Sans m’en rendre compte, je transférais les désirs que j’éprouvais pour ma mère sur Charlotte.

Et voilà qu’un soir elle me posa une autre question qui allait permettre de franchir une nouvelle étape dans notre relation.

— Et moi ?
— Comment ça, et toi ? demandai-je en craignant la réponse.
— Eh bien, tu as dit avoir fantasmé sur d’autres filles, mais aujourd’hui tu fantasmes principalement sur maman. Tu dis la trouver belle. C’est vrai qu’elle l’est encore beaucoup malgré son âge. Moi, je ressemble beaucoup à maman bien que j’aie une poitrine bien plus petite, mais j’ai l’avantage d’être plus jeune. Et puis je semble correspondre à tes critères de beauté. Je me demandais donc si cela t’était déjà arrivé de fantasmer sur moi.
— Charlotte, tu es sûre de vouloir savoir ?
— Oui, ne t’inquiète pas. Je ne comprends pas encore tout à fait tes désirs incestueux, mais j’ai fini par les accepter. J’ai compris que ce n’était pas de ta faute, que tu ne les avais pas choisis. Alors ?
— Pour être honnête, hésitai-je, j’ai déjà fait un rêve érotique te concernant.
— C’est vrai ? Raconte-moi, s’il-te-plaît.
— Oh, rien de bien original ! Tu venais de te faire larguer par un mec et j’ai voulu te consoler. Nous avons fini par nous embrasser et nous caresser. Tu as ensuite proposé de me sucer et tu as offert de recommencer dès que je te le demanderais.
— Ah ouais, carrément ! Et j’ai accepté comme ça ?
— Oui. Je sais, c’est plutôt débile mais je n’y peux rien, ce n’était qu’un rêve.
— Et alors, je me suis bien débrouillée, j’espère ? demanda-t-elle en plaisantant.
— Je ne me souviens plus vraiment des détails, mais je sais que j’appréciais beaucoup. Malheureusement, je me suis réveillé avant la fin.
— Et tu t’es branlé après en repensant à ton rêve ? poursuivit-elle avec un sourire espiègle.
— Oui…
— Tu m’as donc imaginée en train de te sucer ? me demanda-t-elle afin de me pousser à détailler.
— Oui, je l’ai fait. Désolé, mais ce rêve ne me lâchait pas et je n’arrivais pas à retrouver le sommeil ; j’étais trop excité.
— Ah ouais, il t’a autant excité ?

Il y avait quelque chose d’étrange dans son intonation. La confidence que je lui livrais avait l’air de la chambouler, de la perturber. Visiblement, son esprit semblait traiter l’information à vive allure mais ne semblait pas parvenir à distinguer quelle serait la réaction la plus adéquate à fournir. Charlotte semblait à la fois curieuse d’en savoir plus et gênée, intéressée et surprise, confuse et honteuse…
En même temps, je pouvais la comprendre. Quel choc cela devait être pour elle, découvrir que son frère aîné avait rêvé d’elle et s’était branlé ensuite. Indirectement, je venais de lui avouer qu’elle me plaisait aussi beaucoup. Ce que je n’avais pas précisé, c’est que depuis le début de nos conversations je fantasmais de plus en plus sur elle et que je m’imaginais parfois que les choses dérapaient entre nous deux et que cela se terminait au lit.

Nous n’abordâmes pas ce sujet plus longtemps ce soir-là. Ce n’est que trois jours plus tard qu’elle me demanda plus de détails sur ce rêve et sur ce qui avait suivi. Je lui racontai donc comment je m’étais imaginé sentir ses lèvres coulisser le long de mon sexe, sa langue laper le gland et ses mains masser les bourses. J’inventai même les détails qui me manquaient. Bien qu’elle eût le visage empourpré, Charlotte ne me coupa pas dans mon récit et m’invita à détailler un maximum. Je dois dire que raconter tout cela à ma sœur ne me laissait pas indifférent ; l’excitation était grimpée en flèche et mon sexe avait pris du volume dans mon pantalon. Ce dernier élément n’était pas passé inaperçu aux yeux de Charlotte.

— Cela t’excite d’y repenser ? demanda-t-elle pour confirmation.
— Oui, avouai-je.
— Tu te branlerais si tu étais seul ? ajouta-t-elle avec hésitation.
— Je pense que oui.
— Peux-tu me montrer, s’il-te-plaît… comment tu fais ?
— Quoi ? fis-je, surpris. Tu veux que je me masturbe devant toi ?
— Oui. Tu n’as qu’à repenser à ce rêve et faire comme si je n’étais pas là. Moi, je reste à côté et je te regarde faire.
— Es-tu sûre de toi ?
— Oui, affirma-t-elle d’un ton ferme. Je verrai mieux comment vous faites… et puis j’ai besoin de vérifier un truc.
— Vérifier quoi ?
— Quelque chose, répondit-elle, mystérieuse. Tu vas le faire, oui ou non ?
— Très bien, concédai-je. C’est d’accord.

Ce qu’elle me demandait était incroyable ! J’enlevai mon maillot pour me mettre à l’aise et défis ma ceinture. Je m’allongeai sur mon lit et essayai de me détendre. Bien que la situation fût excitante, se laisser aller était loin d’être évident. Charlotte s’allongea à mes côtés et posa la tête sur mon épaule. Je pouvais sentir son corps chaud pressé contre moi, son souffle tiède dans mon cou et son parfum apaisant. Je dus fermer les yeux et laisser les images envahir mon cerveau. La suite fut plus aisée que je ne le pensais. Je défis mon pantalon et libérai mon sexe sous le regard attentif de ma sœur.

Ma main glissa sur mon ventre pour finir par caresser mon sexe afin de le raidir. Je puisai dans ma mémoire les restes de mon rêve de Charlotte. Je l’imaginais totalement dédiée à mon plaisir. Je fantasmais sur mes mains parcourant son corps et sur les siennes en train de me masser le sexe.
J’étais maintenant bien dur. Je sentais le regard de Charlotte fixé sur ma hampe. Comment réagissait-elle ? Était-elle excitée ? En tout cas, c’est ce que j’imaginais. C’était incroyable de me masturber en sa présence ; et le pire, c’est que c’était son souhait !

Ma main glissait de plus en plus rapidement le long de mon membre, et le plaisir grimpait. Des images érotiques défilaient dans ma tête : ma sœur se caressant elle aussi, les doigts glissés dans sa vulve ; elle se pinçait les seins, son corps ondulait sous le plaisir qu’elle se procurait, son visage était radieux et sa respiration saccadée et bruyante. D’ailleurs, ce dernier point était réel : à mes côtés, le souffle de la véritable Charlotte s’était considérablement accéléré depuis qu’elle avait découvert mon membre dans toute sa splendeur. Quoi qu’il en fût, j’étais sûr que le spectacle que je lui offrais ne la laissait pas indifférente.

Sa demande insolite, les images dans ma tête, sa présence envoûtante, le fait qu’elle semblait apprécier, tout ça commençait à faire beaucoup pour moi. Il ne me fallut pas beaucoup plus d’allers-retours sur mon sexe pour offrir à Charlotte une scène d’éjaculation.

Auteur : Nathan Kari

Lisez la suite bientôt

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