samedi 19 avril 2014

Le club des nymphes (1 et 2)

CHAPITRE 1 (THOMAS) : NOUVELLES RENCONTRES

Et voilà, une nouvelle année démarre dans une nouvelle école. Je m’appelle Thomas et une boule me serre le ventre en entrant pour la première fois dans cette salle de cours. La plupart des élèves sont déjà installés, je suis l’un des derniers à entrer. J’observe rapidement s’il y a une place dans les rangs du fond, mais tout est déjà occupé. Je remarque au passage ma grande sœur Élodie. Elle est installée aux côtés d’un mec. Je lui fais un signe mais elle ne me répond pas et fait semblant de m’ignorer.
Quoi qu’il en soit, je n’ai pas vraiment le choix et dois me chercher une place devant. Il y en a une à côté d’une fille assez mignonne. Je lui demande poliment si je peux m’installer à côté d’elle. Elle acquiesce.

— Je m’appelle Thomas, lui dis-je pour me présenter.
— Et moi Louise, répond-elle timidement.
— Eh bien, enchanté, Louise.

Elle ne répond rien de plus pour l’instant. Je l’observe rapidement du coin de l’œil. De longs cheveux bouclés de couleur auburn lui tombent jusqu’aux épaules. Elle a un visage doux, des traits fins et porte des petites lunettes discrètes. Elle est habillée plutôt classiquement, jean et pull-over qui camoufle ses formes. On peut voir cependant deux jolies bosses tendre doucement son pull.
Oups, elle vient de remarquer que je la reluquais et son visage s’est empourpré.
Je me retourne discrètement pour jeter un coup d’œil à ma sœur et à son voisin de table. Elle est loin d’être aussi sage que ma voisine question habillement, même si c’est déjà plus sage que ses habitudes. Elle porte un pantalon moulant et a retiré sa veste pour laisser la place à un débardeur plutôt décolleté. Elle semble en grande conversation avec son voisin et rit à ses blagues. Ce dernier ne paraît pas manquer d‘occasions de reluquer ses seins.

Il y a des choses qui ne changeront jamais et cette scène en fait partie. Ma sœur est très sexy et a toujours attiré les mecs de toutes sortes. Elle le sait et elle aime ça. Depuis que je suis les mêmes classes qu’elle, je l’ai toujours vue avec des tas de mecs différents ; certains, elle ne les gardait même pas une semaine. J’ai entendu des tas de rumeurs sur elle et ce qu’elle faisait avec ces gars, parfois aux toilettes du lycée. Je dois bien avouer qu’avec tout ça j’ai fini par être jaloux de tous ces types et que j’ai fantasmé sur ma sœur. D’autant plus que je n’ai jamais eu un grand succès avec les filles. Ce n’est pas que je sois moche ; c’est plutôt que je suis timide, alors ça bloque un peu les relations. J’ai quand même eu quelques copines.

Le prof se lève de son bureau, ce qui attire mon attention, et parcourt la salle du regard avec un sourire au coin des lèvres.

— Bien, fait-il. Nous allons pouvoir commencer.

Et voilà, cette fois c’est vraiment parti. Plus de marche arrière possible. J’entame maintenant la première des trois années que je vais passer dans cette école de commerce.


***


La vie suit son cours et la routine s’installe tranquillement. Je sens que je vais bien me plaire dans cette école. Ça n’a rien à voir avec celles que j’ai connues avant ; l’ambiance est bien plus détendue. De nombreux clubs viennent rythmer la vie de l’école. Il y en a pour tous les goûts : club sport, club musique, club théâtre…
Une chose m'a étonné, c'est qu'ils organisent régulièrement des soirées au sein même de l'école.
C'est aussi une petite école, alors on se sent forcément moins perdu. Il n'y a qu'une promotion par année. Les deux premières regroupent cinquante à soixante élèves. Vu qu'il y en a beaucoup qui font leur dernière année à l'étranger, la promo de troisième année ne comporte que vingt-cinq élèves environ.
Je me suis fait aussi plusieurs amis, dont Louise. Cette fille est vraiment sympathique. On a discuté plusieurs fois ensemble et on a fini par devenir potes.

Je suis en ce moment assis à mon bureau dans ma chambre, seul dans l’appartement que je suis censé partager avec ma sœur. Je révise les derniers cours quand soudain j’entends du bruit. Je tends l’oreille et reconnais la voix d’Élodie et celle d’un mec. Je perçois ses rires, et bientôt la porte de sa chambre qui claque. OK, j’ai compris ce qu’il ne va pas tarder à se passer. J’espère qu’elle se montrera discrète pour une fois. Seul problème, le mur entre nos deux chambres est fin, ainsi je n’ai pas de mal à percevoir leur conversation. J’entends plusieurs bruits indéchiffrables puis soudain le calme pendant plusieurs secondes jusqu’à ce que le gars vienne briser ce silence.

— Oh putain ! C’est trop bon. T’es douée comme suceuse.

Merde, comment puis-je me concentrer sur mes cours alors que ma sœur est en train de sucer un gars dans la pièce d’à côté ? Je fais tous les efforts possibles pour ignorer la situation.

— Oh oui, oh oui… halète le gars, brisant ainsi une nouvelle fois ma concentration. T’es vraiment la reine de la pipe !

Putain, ce que je peux détester qu’elle fasse ça... Impossible de me focaliser sur mes cours.
Sans le vouloir, je m’enfonce dans mon fauteuil et commence à imaginer la scène qui se déroule à côté. Je vois le mec avec qui elle discutait à la rentrée (il me semble que c’est sa voix) allongé sur le lit, la bite tendue. Ma sœur lui lèche avec gourmandise le sexe.
Cette image en tête, mon sexe se tend dans mon pantalon. J’essaie de l’ignorer et de retourner à mes cours, sans succès.
Le lit grince à côté. Ils doivent être en train de bouger.

— Non, pas dans le cul ! fait soudainement la voix de ma sœur. Je n’aime pas ça.
— Allez, s’il te plaît… T’as vraiment un cul divin !
— Ta gueule ! Je t’ai dit non.

Le mec ne semble pas plus insister. Bientôt, on entend le lit grincer et on devine facilement le mouvement de va-et-vient qui produit ce grincement.

— Oh oui, défonce-moi la chatte ! C’est bon ! hurle ma sœur.

J’imagine encore la scène ; je vois ma sœur à quatre pattes en train de se faire prendre en levrette par le mec. J’imagine ses seins se balancer au rythme des mouvements. Je la vois aussi se mordre les lèvres et grimacer de plaisir.
Merde, il faut que je me sorte cette image malsaine de la tête ! Je ne dois pas me laisser hanter par les sons qui me chantent aux oreilles. Si seulement elle était plus discrète aussi ! À croire qu'elle le fait exprès juste pour m'emmerder, pour me montrer à quel point sa vie sexuelle est riche par rapport à la mienne.
Mon sang bout de plus en plus et mes mains se mettent à trembler. Je suis pris d'un mélange de rage et d'excitation. Le désir m'envahit progressivement. Je déteste lui céder du terrain, mais il est trop fort. Les sons qui me parviennent le nourrissent ardemment.

Cette fois, c’est trop : je baisse les armes ! Je me laisse envahir par les images érotiques. Même si je sais que je culpabiliserai après, c'est toujours bon de se laisser aller. J’ai sorti mon sexe et me branle.
Élodie gémit dans la pièce sans aucun effort de discrétion. Elle sait pourtant que je suis à côté. Soudain, le rythme des grincements s’accélère. Ma sœur crie de plus en plus fort et mon cœur se serre.
Moi, je continue à me branler en imaginant la scène. Dans ma tête, c’est moi qui ai remplacé le mec. C’est dorénavant sous mes assauts que ma sœur gémit si fort. J'imagine le contact de son sexe brûlant sur le mien, le balancement de ses seins sous mes coups de boutoir et sa peau de velours sous mes doigts avides. Je lui défonce la chatte, lui palpe les seins et lui fesse le cul. Elle halète de plus en plus bruyamment et m’encourage à la pilonner encore plus fort. Elle me réclame et m'implore, me convoite et m'appelle. Sa litanie fait de moi son seul maître. Il ne me faut pas longtemps pour jouir de ce fantasme. J’attrape le Sopalin à côté et m’essuie.
Je tends l’oreille et les entends jouir à leur tour quelques minutes plus tard.

Ils ont recommencé à baiser trois fois cette nuit-là, et aucune de ces fois je n’ai pu m’empêcher de me branler. À chaque fois, c’est la même chose : je suis partagé entre la colère de savoir qu’elle fait ça juste sous mon nez, et l’excitation de l’entendre faire. Cette dernière prend toujours le dessus et je me branle frénétiquement en me laissant aller à mon fantasme.


Le lendemain à la pause de midi, je me retrouve assis à une table d’extérieur dans la cour de l’école avec Louise. Le ciel est bleu ; un beau soleil, et une légère brise qui évite que l’atmosphère soit étouffante. C’est une agréable journée.
Louise et moi rions à une blague qu’elle vient de faire quand soudain j’entends une voix nous saluer. Je me retourne et tombe sur une magnifique fille aux formes voluptueuses. Pris au dépourvu, je bredouille un salut en retour. Elle a les yeux fixés sur moi ; un regard plutôt pénétrant. De longs cheveux noirs qui lui tombent en cascade dans le dos et des formes vraiment avantageuses. Elle me donne chaud et je ne peux m’empêcher de rougir, ce qui semble amener un sourire sur ses lèvres pulpeuses. En fait, cette fille est une bombe ; aussi bonne que ma sœur, si ce n’est pas plus. Qu’est-ce qu’elle nous veut au juste ? Je ne comprends pas pourquoi une fille aussi sexy vient nous adresser la parole.

— Tu es le frère jumeau d’Élodie en première année, n’est-ce-pas ? me demande-t-elle.
— Son frère oui, mais pas son jumeau.
— Ah bon ? fait-elle, surprise. Je pensais que vous étiez jumeaux vu que vous êtes dans la même promotion.
— Nous n’avons qu’un an et demi de différence ; et depuis qu'elle a redoublé une classe, je la suis à la trace.
— Ah OK, c’est plus clair maintenant. Et donc vous suivez les mêmes études ?
— Ouais. J'ai pas voulu faire original et j'ai copié sur elle, plaisanté-je.
— Comment te nommes-tu ?
— Thomas.
— Et toi ? Demande-t-elle en reportant son attention sur Louise, comme si elle venait seulement de se rendre compte de sa présence.
— Moi, c’est Louise.
— Bien. Moi, je m’appelle Sarah de Montferrat. Je suis en seconde année. Je voulais juste faire les présentations et vous dire de ne pas hésiter à venir nous voir, mes amis et moi, si vous avez un quelconque problème. Ah, et au fait, demain soir, c’est la soirée parrainage. C’est important que toutes les premières années viennent pour avoir un parrain.
— OK, ça marche, fait Louise.

Sarah s’éloigne et je ne peux m’empêcher de mater son cul serré dans son jean. J’en bave intérieurement. Sarah de Montferrat ? J’avais déjà entendu son nom prononcé plusieurs fois dans des conversations sans savoir qui c’était au juste. Je commence un peu à comprendre pourquoi on parle d’elle.
Deux amis arrivent et s’assoient à notre table : David et Sylvain.

— Putain, quel cul ! commence à déclarer le premier.
— Mec, qu’est-ce qu’elle voulait, la Sarah ? demande Sylvain.
— J’en sais rien au juste. Elle nous a rappelé vite fait la soirée parrainage de demain soir.
— Vous la connaissez ? demande Louise.
— Sarah de Montferrat ? Toute l’école en parle, répond Sylvain. Cette fille est une véritable légende.
— Une légende ? Qu’est-ce qu’elle a fait au juste pour mériter ce titre ? demande Louise, pas vraiment convaincue. OK, elle est belle comme fille, mais elle est loin d’être la seule ici.
— Ça, personne n’a voulu nous le dire, avoue Sylvain.
— Elle n’a pas besoin de faire le moindre truc pour être une légende, reprend David. Avec un cul et des nibards comme les siens, elle fait bander tous les mecs de d’école, et c’est déjà bien suffisant.

Comme d’habitude, David manque cruellement d’élégance. Je vois que son commentaire n’a pas vraiment plu à Louise.

Nous reprenons nos cours peu après et finissons la journée dans le calme. Celle du lendemain se déroule aussi calmement jusqu’à cette fameuse soirée parrainage. Cette dernière est organisée dans un bar dans la ville. Je m’y rends donc avec ma sœur et la soirée commence doucement au fur et à mesure que les autres étudiants arrivent.

— Veuillez vous mettre en groupe, les premières années, déclare le président du bureau des élèves. Nous allons vous distribuer un papier avec un indice sur l’identité de votre parrain. Je rappelle au passage pour ceux qui n’auraient pas encore compris que vos parrains seront uniquement des secondes années.

Et voilà, nous sommes maintenant tous réunis dans ce bar et je dois dire qu’à trois promotions, nous sommes un peu serrés. Je reconnais un groupe de secondes années derrière le président et la table où il s’est installé. Plusieurs appartiennent au bureau des élèves, et d’autres sûrement là pour leur donner un coup de main. Je reconnais une personne parmi eux : c’est Sarah, la seconde année qui est venue nous parler à Louise et à moi hier. Elle a un magnifique décolleté qui met en valeur sa poitrine appétissante. C’est vrai qu’elle est sexy !
Zut, elle vient de s’apercevoir que j’étais en train de la mater… Elle semble cependant ne pas m’en vouloir puisqu’elle me lance un sourire. Quoi qu’il en soit, pris en flagrant délit, je détourne le regard.

— Bien sûr, continue à expliquer le président des élèves, vous aurez sans doute du mal à déterminer l’identité de votre parrain avec l’indice que vous piocherez. Il vous faudra alors interroger les secondes années qui se feront une joie de vous aider s’ils n’ont pas la gorge trop sèche.

J’aurais préféré qu’ils nous donnent le nom de notre parrain tout de suite pour qu’on en finisse. Je n’aime pas trop ce genre de jeu. En gros, on leur paie des bières si on veut trouver notre parrain. Les salauds, ils vont bien en profiter... Ils vont pouvoir picoler à nos frais.
Le président commence à appeler les premiers noms. Les appelés se dirigent vers la table où leur est remis un petit bout de papier. Visiblement, ils suivent l’ordre alphabétique : je n’aurai pas trop de temps à attendre pour avoir mon indice. Je me demande sur qui je vais tomber.

— Élodie Dejoel, appelle le président.

Ma sœur se dirige d’un pas assuré vers la table et récupère son indice avant de laisser la place. Elle porte une chemise blanche légèrement transparente, une mini-jupe noire et des bottes noires. Elle fait vraiment salope dans cette tenue.
Le président m’appelle à mon tour ; je récupère mon bout de papier, le lis rapidement sans comprendre grand-chose à cet indice et vais rejoindre ma sœur qui est déjà en train d’acheter ses premières bières.

— Alors, sœurette ; qu’est-ce que ça dit, le tiens ? Tu as une idée de qui peut être ton parrain ?
— Oui, me répond-t-elle. J’en suis quasiment sûre.

Pas étonnant ; elle fréquente déjà beaucoup de secondes années. La connaissant, elle a peut-être même déjà baisé avec plusieurs.

— Et toi, dit-elle, que dit le tiens ?
— « Je dirige un club unique en son genre. »
— T’es sérieux, là ? fait-elle avec de gros yeux.
— Quoi ? Tu sais qui c’est ?
— C’est possible… fait-elle, mystérieuse.
— Vas-y, dis le moi.
— Non, démerde-toi et joue le jeu un peu. Ce n’est pas drôle si tu ne cherches pas un peu.

Elle prend ensuite les bières qu’elle a commandées, les paie et se dirige vers un groupe de secondes années.



CHAPITRE 2 (THOMAS) : RECHERCHE PARRAIN DÉSESPÉRÉMENT


Louise me rejoint soudain et me lance :

— Apparemment, je dois trouver un rat de bibliothèque. Je crois que je vais aller me renseigner auprès de cette fille, me dit-elle en me montrant une petite blonde mignonne. Je l’ai déjà aperçue plusieurs fois à la bibliothèque. Avec un peu de chance, ce sera elle.

Elle me laisse ainsi. A priori, ma sœur ne s’est pas trompée sur l’identité de son parrain. La voilà déjà en train de discuter avec un grand type baraqué. Il me semble que c’est le président du club sportif de l’école, un certain Franck Ferral. Et voilà : tout le monde semble savoir où chercher son parrain, et moi je n’ai aucune idée de qui peut être le mien.
Dépité, je commande une bière et décide de me lancer à l’aventure au hasard. Le premier type que je questionne – un type à la gueule d’intello boutonneux – n’a aucune idée de qui ça peut être. Il me fait la liste des clubs de sa connaissance, mais aucun ne semble correspondre à ce club mystère. Comme il n’a pas pu m’aider, il refuse de prendre la bière que je devais lui donner.
Le second gars n’en sait pas plus ; mais lui, il prend quand même la bière.

Merde, avec tout ça, je n’avance pas. On dirait déjà que plus de la moitié des premières années ont mis la main sur leur parrain. Si ça continue comme ça, je ne vais pas le trouver.
J’interroge finalement un troisième gars qui, lui, semble savoir de qui il s’agit mais refuse de me le dire. Il m’en dit cependant un peu plus sur le club de mon parrain. Apparemment, ça serait un club très spécial réservé à certains élèves. C’est pour ça que ceux que j’ai déjà interrogés ne savaient rien.
J’ai quand même l’impression qu’il se fout de ma gueule. Quoi qu’il en soit, il engloutit la bière que je lui ai offerte d’une traite.

Dépité, je retourne au bar prendre une autre bière quand je croise David, qui semble ne pas avoir encore trouvé son parrain.

— Viens, on va interroger Sarah, me fait-il. C’est une bonasse ; elle devrait connaître pas mal de monde.

Je me laisse convaincre et on se dirige vers elle. Elle est assise à une table avec d’autres secondes années. Un mec et une fille ont la bouche collée l’une à l’autre.

— Alors, lance-t-elle en nous voyant arriver, où en sont vos recherches ?
— C’est la panne sèche, déclare David.
— Je vois que vous avez de la bière, observe l’un des mecs. Asseyez-vous à notre table et on va voir ce qu’on peut faire avec vous.

Sarah se décale sur la banquette et me fait signe de m’asseoir à côté d’elle. Je m’exécute. On est plutôt serré et je sens sa jambe collée le long de la mienne. Son parfum, plutôt très agréable, me monte aussi aux narines. J’ai soudain très chaud.
D’où je suis, je vois ma sœur de l’autre côté du bar. Elle est debout à côté de son parrain ; tous deux sont appuyés contre le bar, si bien qu’ils me tournent le dos. Je vois distinctement la main de son parrain, jusqu’alors posée au bas de son dos, glisser discrètement sur ses fesses. Élodie ne semble pas réagir, comme si elle n’avait pas remarqué.

Tandis que la rage commence à brûler à l’intérieur de moi, David commence son speech sur sa quête de parrain. Apparemment, il dit devoir trouver un perroquet ou quelque chose du genre. Je n’écoute que d’une oreille, trop occupé à observer la main qui se promène sur le cul de ma sœur.
Comme à chaque fois que j’assiste à une scène de ce type, un mélange de jalousie et d’excitation m’envahit. J’aimerais tant que ce soit ma main sur le cul de ma sœur… mais ceci n’arrivera jamais.
D’un coup, une main se pose sur ma cuisse et me fait revenir à la réalité. Je sursaute et me tourne vers Sarah qui me sourit.

— Et alors, on te parlait ! fait-elle tout en enlevant sa main. Quel est ton indice ?

Je relis mon indice à voix haute et en bredouillant.

— Hou la-la… T’as pas de chance, toi, mon pote, me fait un des secondes années.
— Ouais, t’es vraiment mal barré avec un parrain comme ça, enchaîne un second en se marrant.

Visiblement, ils semblent tous savoir de qui il s’agit. Un autre affirme qu’il ne voudrait pas être à ma place. Ça commence un peu à m’inquiéter. Ils plaisantent ou pas ? Je leur demande alors le nom, mais aucun n’accepte de me le donner. Ils veulent me faire tourner en bourrique.
L’un des gars me prend la bière que j’ai amenée en échange, dit-il, du nom du parrain.

— Et alors, qui est mon parrain ?
— Ah moi, j’en sais rien, mec ; j’avais juste envie de bière.

La table explose de rire. Je n’apprécie pas vraiment la blague. Je me tourne alors vers Sarah en lui demandant le nom et en l’implorant du regard.

— Lève-toi, me dit-elle.

Je m’exécute. Elle se lève, me prend la main et m’emmène vers le bar.

— Il te faudrait une bière pour supporter le choc, affirme-t-elle avec un sourire espiègle…

Sur le chemin, je vois ma sœur et son parrain bouger du bar et se diriger vers une table dans un coin de la salle. Le gars a toujours sa main collée sur le cul d’Élodie.
Sarah me fait signe d’attendre dans un coin où je n’ai plus de vue sur ma sœur. Elle se penche vers le serveur pour commander des boissons. J’ai une vue parfaite sur son cul moulé dans son pantalon et j’en profite tant que je le peux. Visiblement, elle porte un string en dessous ; on en devine assez facilement la forme.
Elle revient et me tend une bière :

— Tiens, fillot !
— Fillot ? fais-je, surpris. Tu veux dire que c’est toi mon parrain ?
— Plutôt marraine en fait, lâche-t-elle en se moquant.

On s’assoit tous les deux à une petite table et elle commence à m’interroger sur ma vie. On parle de tout et de rien, si bien que je finis ma bière, puis une autre sans m’en apercevoir. Cette fille semble vraiment parfaite ; non seulement elle est très sexy, mais en plus elle est sympathique. C’est elle qui dirige la conversation, si bien que je n’ai pas vraiment à m’embêter pour savoir quoi dire. Vraiment très difficile de résister à son charme.
Et puis soudain, l’indice me revient en tête.

— Au fait, c’est quoi cette histoire de club unique en son genre ?
— Euh, oui, c’est un club plutôt féminin à la base, fait-elle sans chercher à développer.
— Mais encore ?
— Ne cherche pas : t’en sauras pas plus pour le moment. Je t’en dirai plus si tu te montres sage.

Envahi par la curiosité, j’insiste, mais elle ne lâche pas le morceau. Elle me propose ensuite de venir sur la piste de danse, probablement pour me changer les idées. Comme je suis légèrement bourré, j’accepte et commence à me lever. Nous croisons Élodie qui me lance :

— Frérot, je ne vais pas rentrer à l’appart cette nuit. Mon parrain fait une petite fête chez lui et m’a invitée.

Je sais très bien ce que ça veut dire : elle va aller se faire baiser. Elle sort alors du bar en compagnie de son parrain, de deux autres mecs et d’une fille de seconde année. Son parrain lui met une claque sur le cul une fois à l’extérieur.


Sur la piste de danse, Sarah bouge comme une déesse. Son corps ondule parfaitement au rythme de la musique. Je me sens pataud à côté d’elle. Il y a pas mal de monde sur la piste de danse ; et du coup, il y a peu d’espace, ce qui fait que nous sommes très proches l’un de l’autre, si bien que je sens encore son parfum envoûtant. Je vois plusieurs mecs qui lui matent le cul et je me dis que j’ai bien de la chance de danser avec une fille comme elle. Pour ma part, je profite tant que je peux de sa magnifique poitrine qui se balance en cadence. Soudain elle s’approche doucement de moi, presque à me coller, et me dit à l’oreille :

— Dis donc, fillot, tu ne serais pas en train de mater les seins de ta marraine, par hasard ?

Merde, pris en flagrant délit ! Il me semblait m’être montré plus discret que ça.

— Désolé, je ne le ferai plus.
— Ça va, je te pardonne pour ce soir. Tu sais, ça ne me dérange pas plus que ça ; c’est même plutôt flatteur.

Elle s’approche encore de moi jusqu’à frotter sa poitrine contre mon torse. Elle ondule sensuellement le long de mon corps et laisse ses mains flatter ses courbes. Divine tentation ! Puis soudain elle recule d’un mètre et se laisse emporter par une danse envoûtante tout en se moquant de la tête que j’affiche.
Je reste scotché quelques secondes, le temps que les informations arrivent à mon cerveau. Vient-elle vraiment de se frotter contre moi ? Merde, je commence à me sentir serré dans le pantalon… Je crois que je vais beaucoup apprécier ma marraine.

Avec un regard aguicheur, elle me fait signe du doigt d’approcher ; mais quand je le fais, elle recule encore. Elle joue avec moi, et je dois dire que ça m’excite beaucoup. Je suis comme hypnotisé ; elle m'a en son pouvoir. Elle pourrait me mener n'importe où : je la suivrais sans réfléchir.
Elle recommence le manège plusieurs fois, jusqu’au moment où elle se retrouve bloquée par le mur. C’est ma chance. Je m’approche d’elle, prêt à la plaquer contre le mur ; elle me saute dessus et m’embrasse. Je sens sa langue chaude s’engouffrer dans ma bouche et caresser la mienne. Mes mains se posent sur ses hanches et remontent en direction de sa poitrine. Elle m’attrape les bras et me repousse violemment avec un sourire narquois.
Plusieurs des secondes années de la table de tout à l’heure arrivent et lui murmurent quelque chose. Elle vient vers moi, me dit qu’elle doit y aller et me laisse un bisou sur la joue.

— Au revoir, mon fillot.

Je la regarde alors sortir avec les autres quand soudain je prends conscience de ce qu’il vient de se passer : j’ai roulé une pelle à l’une des filles les plus bandantes de l’école !


***


— Alors, c’est vrai ce qu’on dit ? Sarah est ta marraine ? me demande David, excité.

Ah oui, c’est vrai il n’est pas au courant. J’ai quitté la table avant qu’elle me l’annonce. Du coup, j’acquiesce d’un signe de tête.

— Et bah, mon p’tit salaud, t’as de la chance. Allez, raconte !
— Raconter quoi ?
— Tu sais très bien ce que je veux savoir : tu te l’es faite ou pas ?

Comme d’habitude, il ne passe pas par quatre chemins. Dois-je lui dire ce qu’il s’est passé sur la piste de danse ? Non, je ne crois pas. En fait, je n’en ai même pas envie.

— Tu sais David, répond Louise à ma place, tous les mecs ne sont pas comme toi à sauter sur tout ce qui bouge.
— Tu parles, ma vieille… C’est pas parce que personne ne t’a jamais touchée qu’il faut croire qu’il y a des mecs sages : c’est juste que t’es pas bandante !

Sur ce coup-là, David se montre vraiment con. Il exagère, d’autant plus que Louise est loin d’être laide. Son attitude me donne encore moins envie de lui raconter la soirée. En plus, je ne pense pas que cette histoire plaira à Louise ; elle ne semble pas porter Sarah dans son cœur.

— Alors mec, insiste David, tu te l’es faite ou pas ?
— Non, nous avons discuté un peu puis nous sommes allez danser. Elle est partie juste après.

C’est en quelque sorte la vérité ; ainsi, je ne lui mens pas.

— Et toi au fait, fais-je pour changer de conversation, ça a donné quoi la recherche de parrain ? Tu as fini par trouver ?
— Mon parrain est un trou du cul de geek. Une grande asperge à lunettes. J’ai oublié son putain de nom. De toute façon, je ne compte pas nouer des liens avec lui. Ce n’est pas comme si j’avais eu une marraine comme la tienne.
— Tu dois être déçu alors, toi qui espérais tant tomber sur une jolie marraine, se moque Louise.
— Pas grave, j’ai fait connaissance avec sa copine. Je l’ai doigtée sous la table et j’ai fini aux chiottes à me faire sucer. Elle a des petits seins mais ce n’est pas trop grave ; au moins, elle a tout avalé, jusqu’à la dernière goutte.
— Pff, t’es vraiment con, lâche Louise, désespérée par son attitude.
— Quoi, t’es jalouse, la vieille ? Si tu veux m’bouffer toi aussi la bite, on peut s’arranger tu sais.
— Va te faire foutre, connard !
— Allez, c’est l’heure d’aller en cours, dis-je pour mettre fin à cette conversation qui, sans vouloir faire de jeu de mots, commence à partir en sucette.


***


Ça fait déjà plusieurs jours depuis la soirée et je n’ai pas réussi à reparler avec ma marraine. Je l’ai croisée plusieurs fois et ai tenté d’engager la conversation ; mais à part un salut de sa part, je n’ai pas eu droit à grand-chose. Je commence à me demander si elle ne s'est pas moquée de moi à la soirée parrainage. Je l’ai encore aperçue cet après-midi à la pause ; elle discutait avec ma sœur et deux autres filles de ma promo. Qu’est-ce qu’elles peuvent bien se dire ? J’imagine le pire, du genre : Sarah se vante de m’avoir allumé et de m’avoir laissé en plan, la queue entre les jambes. Ça ferait sûrement bien marrer ma sœur, ce genre de truc. Je sais au fond de moi que ce n’est pas ça qu’elles disent, mais je ne peux pas m’empêcher de me sentir visé par leurs complots. J’aimerais bien aller m’incruster dans leur conversation pour savoir ce qu’elles disent, mais je vois déjà les yeux de ma sœur me foudroyer pour me faire partir. Elle n’a jamais apprécié que je me mêle de ses affaires.

Quoi qu’il en soit, j’enrage de plus en plus de cette situation. J’ai beau interroger Élodie le soir à l’appartement, elle refuse de m’en dire plus sur ses relations avec ma marraine, et puis elle s’en va sans même me dire où elle va ; probablement chez son parrain se faire baiser, ou chez un autre gars : ma sœur n’est plus à ça près. Et puis j’enrage aussi de fantasmer sur ma sœur et de ne jamais réussir à me la sortir complètement de la tête. Même Sarah ne parvient pas à l'expulser de mon crâne.

Nouvel après-midi ; à la pause, je sors des toilettes quand soudain je tombe sur Sarah.

— Salut fillot ! me lance-t-elle, joviale. Comment vas-tu ? Ça se passe bien, les cours ?

J’aurais préféré qu’elle commence la conversation sur autre chose que ces questions banales.

— Bien, fais-je sur un ton évasif.
— Je vois ! Dis, fillot, je suis désolée si j’ai pas été trop présente dernièrement, mais je suis pas mal occupée avec mon club. J’ai pas mal de préparatifs à élaborer. Mais pour me rattraper, j’aimerais t’inviter ce soir chez moi. J’ai organisé une petite soirée. Tu veux bien venir ?
— Euh, oui ; pourquoi pas ? Ça peut être sympa ! fais-je, surpris.
— OK. À ce soir alors, dit-elle en me donnant un bout de papier avec une adresse dessus. Tu ne vas pas être déçu…

Une soirée chez ma marraine super sexy ! Je ne sais pas pourquoi, mais l’excitation grimpe d’un coup en moi. Enfin si, je sais pourquoi : j’ai beaucoup d’espoirs, après ce qu’il s’est passé lors de la soirée parrainage. En plus, elle m’a dit que je n’allais pas être déçu ; je pense que ça annonce beaucoup. La journée va être longue. Il faut que j’évite d’en parler à David, sinon il ne va pas me lâcher.

Auteur : Nathan Kari

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