dimanche 4 octobre 2015

San Francisco Blues (6)

CHAPITRE SIX : NORMALISATION

Le jeudi matin, Fred est venu me chercher pour me conduire au centre. Seule à l’arrière de la luxueuse voiture, je passai en revue la liste MP3 de la station et lançai une vieille chanson dont le titre seul m’avait attiré, San Francisco, d’un vieil hippie nommé Scott McKenzie. Daté mais agréable.

Le temps était maussade avec cette brume typique de San Francisco qui ne se lèverait pas de la journée. Je frissonnais dans ma petite robe trop légère, celle que je portais déjà le lundi. Ma garde-robe n’était pas très fournie, et je n’avais jusqu’alors eu ni l’argent ni le goût pour m’acheter de nouveaux vêtements sexy. En plus, cette robe était à Kachina…

Quand j’ai frappé à la porte de la chambre de Jason, je l’ai entendu crier « Entre ! » Il finissait de se laver dans la salle de bain et je l’ai rejoint. Il portait juste une serviette nouée autour des reins et finissait de se raser. Sans un mot, après un regard complice dans le miroir, j’ai tiré sur le nœud de la serviette et l’ai jetée dans un coin. Me baissant, j’ai déposé un petit bisou sur le gland tout noir.

— Bonjour, vous. Vous m’avez manqué, ces jours-ci…
— Steph, arrête ou je vais te faire subir les derniers outrages.
— Les derniers ? Ce serait dommage…

J’ai donné un coup de langue sur le méat qui sentait le savon à la lavande avant de gober le gland qui commençait à sérieusement réagir. Il emplissait ma cavité buccale et palpitait gaiement.

— Steph ! Je me rase, avec un rasoir affûté style coupe-chou !
— Mmm ! Mmm ! (on ne parle pas la bouche pleine.)
— Tu veux faire un tour en Pacer, déjà ?

Je me reculai et examinai la situation en essayant de rester objective. Pas facile avec cette verge somptueuse qui grossissait à vue d’œil devant moi.

Mais si, c’est facile, Steph. Tu as mouillé ta culotte pendant le trajet en voiture en imaginant tout ce qu’il pourrait te faire. Tu en crèves d’envie, de te faire secouer un peu. Un peu ? De te faire secouer grave ; par ce grand type qui te fait fondre rien qu’en te regardant.

— Je n’attends que ça, Maître.
— Alors à poil, petite chienne ! Je ne devrais même pas avoir à te le dire.

Sans répondre, je me suis redressée pour adresser un regard effronté à mon homme puis, après un temps d’arrêt, j’ai enlevé ma robe d’un mouvement en la passant par-dessus ma tête. Dessous, je portais juste une petite culotte blanche à l’entrejambe bon à essorer. Je l’ai ôtée et ai attendu.

— Dans la chambre, devant le lit. Les mains croisées sur la nuque et les jambes écartées.

Me suivant de près, il a examiné mes fesses en jurant ; elle avaient perdu leur tumescence mais gardé de nombreuses traces sombres, celles de la ceinture. Puis il a aperçu les marques de liens sur mes cuisses puis sur mes poignets.

— C’est quoi ça ? Je ne t’ai pas attachée au point de t’abîmer la peau comme ça !
— J’ai joué avec Kachina : elle m’a attachée, et nous ne savions pas qu’une corde marquait autant. Elle était catastrophée.
— Ouais, il y a de quoi ! Abîmer ma petite esclave comme ça...
— Pardonne-lui, je t’en prie ; c’est mon amie...
— Pas que ça ! Tu me tutoies, petite esclave ? Tu oublies de m’appeler Maître ?
— Oups ! Pardon, Maître.
— Pour ta punition, vu que tu es déjà trop marquée, je ne te ferai pas jouir. Tu mouilles ?
— Oui Maître. Mais… Vous n’allez pas me… Pacer !

Il me regarda, un peu surpris de ma réaction, mais une lueur coquine dans son regard.

— Qu’y a-t-il, Steph ?
— Tu ne veux pas de moi ? Je ne comprends pas, c’est tout.
— Tu ne te sens pas capable de tenir la journée sans jouir ? Tu ne me fais pas confiance ?
— Si, bien sûr, mais… Si. On remonte en Pacer ?
— OK. Tu es une petite chienne lubrique, décidément ; tu ne penses qu’à te faire sauter ! C’est ça ? Réponds-moi, esclave.
— Oui Maître, c’est exactement ça.
— Eh bien, tu feras ceinture ! Nous partons dans dix minutes, le temps pour moi de m’habiller. Toi, tu ouvres le paquet posé sur la table et tu essaies.

Il a enfilé un caleçon dans lequel il a eu du mal à faire entrer sa verge au garde-à-vous puis a choisi une chemisette blanche aux reflets dorés. J’ai ouvert le paquet, un carton noir sans logo. Dedans, des escarpins noirs aux talons vertigineux et une robe noire. Le tissu en était si fin qu’elle aurait tenu dans mon poing, ou presque ; et si léger aussi… Je l’ai enfilée rapidement, ai positionné les deux fines bretelles avant de virevolter devant la glace. Une vraie seconde peau ! La robe moulait mes formes avec une délicieuse impudeur, mes tétons durcis pointaient allégrement. Le décolleté était sage devant, mais pas derrière. Plusieurs lanières horizontales maintenaient le tissu collé au plus près, mais le dos était dévoilé jusqu’au creux des reins. Sachant que le tissu descendait péniblement à mi-cuisses quand je le tirais vers le bas, j’étais un vrai appel au viol.

Ce qui tombe bien, car tu es plus que prête à subir les derniers outrages de la part de ton Seigneur et Maître… Tu es trempée, ta mouille ruisselle sur tes cuisses. Steph, fais quelque chose ; regarde tes seins : ils vont crever le tissu !

Impénétrable, Jason m’a regardée passer les escarpins ; ils m’allaient parfaitement, mais je doutai de pouvoir marcher plus d’une centaine de mètres là-dessus. J’avais fière allure en attendant, même si, en me tournant, je ne vis plus que la vilaine cicatrice qui traversait mon épaule sous la bretelle.

— On y va ; tu feras ta starlette plus tard. Nous sommes attendus.

Nous sommes partis en Lincoln, bien sûr ; nous venions de démarrer quand Jason m’a lancé, l’œil sévère :

— Soulève ta robe ; tu es assise dessus et tu vas la tacher. Soulève-la plus, jusqu’au nombril. Tu mouilles ?
— Oui, Maître.
— Parfait ; j’ai envie de plonger deux doigts en toi, de les replier et de coulisser à l’intérieur, tout en massant ton gros clito… Te doigter ensuite le cul jusqu’à ce qu’il soit béant, prêt à recevoir ma queue bien à fond. Te tordre les nichons en même temps, pincer les bouts roses jusqu’à ce qu’ils deviennent durs et gonflés ; comme je n’ai pas assez de mains, j’appellerai Fred pour qu’il s’occupe de ta poitrine pendant que je plongerai mes mains dans tes orifices. Garde les cuisses écartées ; plus que ça : tu trempes le cuir de ton jus de petite chienne en rut…

Ses mots obscènes me remuaient les tripes, je mordais ma lèvre inférieure pour contenir la montée du plaisir. Mon ventre se nouait de désir. Je remuais mon bassin sur la banquette, mes lèvres intimes mouillées collaient au cuir et je gémissais en implorant Jason du regard. Il m’adressa hélas un regard glacial.

— Tu ne jouis pas maintenant, ou je te fais sortir dans la rue et rentrer à pied.

Frustration. Ton nom est frustration, Steph ; ton ventre est en fusion et il te laisse tirer la langue sans pitié. Mais tu es plus solide que ça. Il croit en toi et il te met à l’épreuve, alors montre-lui. Tu es une bête de contrôle. Tu assures. Proud !

Je me suis décontractée soudain, et c’est là que j’ai réalisé combien j’étais tendue, les épaules dures et le ventre crispé ; j’ai respiré profondément, lentement, en regardant Jason dans les yeux. J’ai posé les mains sur mes genoux, paumes en l’air, j’ai joint pouce et majeur en formant un cercle. Zen. Là, j’ai ébauché une esquisse de sourire, le visage soudain détendu, paisible.

— Tu m’impressionnes, ma jolie petite esclave ; tu vas me le payer, mais nous arrivons à ton premier rendez-vous.

Nous sommes entrés dans un salon de coiffure, et le moins qu’on puisse dire, c’est que mon entrée a fait sensation ; les clients, hommes comme femmes, m’ont suivie de leurs yeux exorbités en me devinant nue sous une robe qui ne masquait pas grand-chose de mon anatomie. Deux ans plus tôt, j’aurais été morte de honte, tétanisée. Maintenant, j’avais les oreilles un peu rouges sûrement, mais j’ignorai superbement tous ces gens pour me déplacer en croisant les pieds comme un mannequin, mes hanches roulant voluptueusement, mes tétons gonflés et durs menaçant de percer le tissu. Le tout pour le compte exclusif de Jason, qui me tenait le bras ; il se pencha pour murmurer :

— Ma petite chienne, tu es en train de faire éjaculer dans leur pantalon tous les mâles hétéros de la salle...

J’ai failli répondre, mais me suis contentée de sourire, ravie.

Tu vois, Steph, tu te débrouilles bien au jeu de la Pacer, tu maîtrises ; soumission, perversion, tu es en train de devenir une parfaite dépravée. Pour le plus grand plaisir de Jason. Ton amant. Ton Maître. Ton homme.

Une grande femme en blouse parme portée sur un jean rose et des Crocs dorées nous a accueillis avec un sourire figé et des yeux pleins de désir. Pour moi ou pour Jason ? Je n’en étais pas sûre.

— Bonjour, Mademoiselle, Monsieur. Que puis-je pour vous ?
— Nous avons rendez-vous, au nom de mademoiselle LeBlond.

La femme sourit en entendant mon nom, puis son œil de professionnelle se fixa sur la racine de mes cheveux et elle enchaîna :

— Mademoiselle souhaite peut-être reprendre sa couleur naturelle ?
— Oui, et ce qui va avec.
— Mmm... Il faut remodeler ; le travail n’a pas été effectué par un pro, je le crains...

Son regard est descendu pour me fixer droit dans les yeux, chaleureux, compréhensif, un brin apitoyé. Eh oui, je sors du ruisseau, je suis habillée en pute, une copine me coupe les cheveux pour économiser des dollars, ce superbe Black plein de fric me saute et me paie le coiffeur. C’est la vie. C’est ma vie.

Installée dans un fauteuil et la tête inclinée en arrière dans un bac, j’ai eu droit à un trempage d’une demi-heure dans un produit à odeur sympathique d’œuf pourri. Après rinçage, mes cheveux étaient devenus châtain clair avec des dégradés particulièrement moches. La coiffeuse était dépitée car la teinture que j’avais appliquée était une coloration chimique qui partait très mal. J’avais le choix entre coupe G.I. ou teindre à nouveau, mais en châtain ou roux, avec une couleur moins agressive. C’est comme ça que je me suis retrouvée rouquine. Avec mes yeux gris-bleu, j’ai trouvé que ça se mariait bien.

Le rendez-vous suivant était chez une esthéticienne, mais nous avons d’abord mangé dans le KFC de Lombard Street. Je n’ai pas dit un mot car nous étions en mode jeu. Bien sûr, chez l’esthéticienne, la machine à lumière pulsée a tourné à fond pour une épilation méticuleuse qui a duré presque trois heures. Jason était parti vaquer à ses occupations et n’est revenu que pour payer. Je me suis assise sagement à côté de lui dans la Lincoln en pensant juste à temps à relever ma robe sur mes hanches ; les endroits traités me démangeaient beaucoup malgré la lotion apaisante dont j’avais été enduite.

— Nous avons maintenant rendez-vous avec un médecin du sport et chirurgien réputé, le docteur Wolf. Il va examiner ton épaule ; s’il y a quelque chose à faire, il le dira. Bien sûr je t’autorise à lui parler et à répondre à ses questions. OK ?
— Parfait, Maître.

Le docteur était un quinquagénaire jovial et grisonnant ; derrière ses fines lunettes au cadre doré, ses yeux gris étaient pleins d’humour. Il examina ma cicatrice et me demanda ce que je savais des dégâts. Il fit la moue à l’écoute de ma description : trente points de suture sur l’épaule droite, acromion brisé, clavicule aussi et omoplate fracturée, ça lui parlait. En mal.

— Je vais vous faire des radios tout de suite et nous en parlerons après ; mais la recalcification est finie si l’opération a eu lieu il y a presque deux ans. Il faudrait donc briser tout ce qui a été mal repositionné pour reconstruire ; mais pour le sport de haut niveau, cela ne changera rien, je le crains. Vous ne pourrez plus jamais faire de natation de compétition. Ni de saut à la perche, je pense.

Les radios ont confirmé ses craintes, mais elles n’étaient pas non plus porteuses de mauvaises nouvelles. En effet, le travail effectué à l’hôpital public de Miami était honnête, selon le médecin.

— Parlons douleurs. Elles apparaissent dans quel contexte ? Au réveil, dans la journée, sur des efforts spécifiques ?
— Non, non, et oui. La douleur est là dès que je nage : après une centaine de mètres de crawl, je dois arrêter. Douleur qui met deux jours à s’estomper.
— L’omoplate est très bien ressoudée, la clavicule paraît bien, l’acromion à peu près. Je craignais la présence d’un cal ou d’une pseudo-arthrose ; en fait, le gros problème de l'épaule, c'est l'enraidissement qui complique les traumas et les tendinites. Je vous conseille donc des séances chez un kiné du sport ; j’ai des adresses à vous communiquer. Un acupuncteur pourrait aussi être utile.

Une opération a cependant été programmée un mois plus tard pour redresser l’acromion et remodeler la cicatrice. Nous sommes partis de la clinique à 18 heures et je me suis assise dans la Lincoln en proie à des émotions contradictoires. Submergeait le chagrin, comme si j’avais eu encore l’espoir de redevenir comme avant. Je me suis rendu compte que je pleurais en sentant les doigts de Jason essuyer doucement mes joues.

— Finie, la Pacer pour aujourd’hui. Je suis désolé, Steph ; j’espérais pouvoir t’aider bien plus.
— C’est rien, Jason ; je suis conne. Je le savais bien que je ne retrouverais pas mon épaule d’avant. Je me demande même pourquoi je pleure.
— Ne dis pas que tu es conne, Steph. Tu es intelligente et sensible, et au fond de toi tu espérais quelque chose d’autre. Je t’ai fait miroiter une opération-miracle ; je m’en veux de t’avoir donné de faux espoirs… Qu’as-tu envie de faire maintenant ?
— Là, j’ai envie de me mettre dans un trou très profond et de m’y rouler en boule, dans le noir. Et aussi que tu me prennes. J’ai envie d’avoir mal, d’oublier tout ça ; j’en ai besoin.

Il est resté silencieux, et s’il était surpris il n’en a rien montré. Il a soulevé mon menton pour m’obliger à le regarder dans les yeux et j’ai vu la douleur dans ses yeux quand il a compris que j’étais au trente-sixième dessous. Il s’est penché vers moi et a déposé un baiser sur mes lèvres tremblantes et humides de larmes.

— Tes lèvres sont douces et salées en même temps. Mais j’aimerais tant ne pas avoir à sécher tes larmes…

Nous sommes arrivés au centre de soins à point pour le dîner, livré par un traiteur : une grande salade de crabe, crevettes, pousses de bambou, champignons, poivrons, soja. Puis nous avons fait l’amour, et Jason m’a possédée suffisamment fort et longtemps pour que je jouisse plusieurs fois. Il m’a prise sur un rythme à la fois doux et puissant, attentif à la montée de ma jouissance, puis il a collé mes genoux sur mes épaules. Pliée en deux, offerte complètement, je l’ai encouragé à se lâcher et à accélérer. Il s’est exécuté et j’ai crié lorsqu’un orgasme puissant m’a traversée.

Plus tard, à ma demande, il a investi mon anus bien lubrifié. À nouveau il m’a facilement conduite au nirvana, une main passée sous mon ventre exacerbant mon clitoris engorgé. Sa sueur ruisselait sur moi, et ses coups de boutoir résonnaient en claquements humides de sa chair contre ma chair. À la fin, j’ai voulu qu’il jouisse dans ma bouche, et j’ai avalé sa semence abondante puis nettoyé goulûment son épais mandrin.

— Tu es mieux, maintenant ?
— J’aurais accepté plus de domination, mais c’était parfait, oui. À ce propos... Kach souhaite me donner à Thomas qui aime dominer. Tu le savais ?
— Qu’il aime dominer, oui ; ta copine va bien être obligée d’y venir. Et il n’est pas tendre, crois-moi. Je ne le connais pas assez sur ce plan, mais je sais qu’il est extrêmement brutal pour le sexe. Qu’il avait des vues sur toi, non, je ne le savais pas. Mais ça ne peut pas m’étonner non plus. Tu es si belle...
— Ils veulent faire une soirée samedi soir, quand je sortirai du travail.
— À ce propos, tu tiens tant que ça à continuer ce job ? J’ai bien assez d’argent pour nous deux, tu sais…
— Oui, ça je le sais (ma voix se teintait d’amertume malgré moi). Pardon, je ne voulais pas te vexer, je sais que tu le penses réellement. C’est juste encore un peu tôt pour moi.
— Bon, comme tu voudras ; mais je reviendrai à la charge.
— Je m’en doute, tu es du genre têtu.
— Et toi aussi. Bon, que veulent-ils faire, les amoureux ?
— Je ne sais pas trop, en fait. Me faire participer, mais ça reste vague pour moi. J’ai toute confiance en Kach, comme en toi. Mais je ne ferai rien sans ton accord, sans parler du mien qui n’est pas du tout certain. Je ne le connais pas assez, ton copain. Et si tu souhaites que j’accepte, j’aimerais que tu sois là.
— D’accord.
— Oui, mais d’accord pour quoi ?
— Disons que si tu dois être soumise, je tiens à être là. J’admettrais difficilement qu’un autre homme te domine sans que je sois présent. Mon ami ou un autre. D’ailleurs, ce serait un autre que lui, je refuserais tout net. Si j’ai mon mot à dire, du moins.
— Oui, merci ; moi aussi j’aurais refusé sans toi. Je t’aime et c’est tout ce qui compte pour moi.

Je suis partie peu après. J’étais tellement fatiguée que Fred a dû me réveiller devant mon immeuble. Je suis montée au radar et me suis couchée après avoir lancé ma robe sur une chaise. Raté ! Elle est restée par terre, et je crois que je dormais avant que ma tête ne se pose sur l’oreiller.

Auteur : Matt Démon

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